19 septembre 2017

Aimer, c'est ...

Aimer, c'est comme une blessure qui grandit dans le coeur

C'est une déchirure que rien ne peut refermer ou apaiser

Aimer, c'est compter chaque minute de chaque heure

Jusqu'à la prochaine étreinte, jusqu'au prochain baiser

Aimer, c'est un tourbillon qui détruit tout sur son passage

Ne laissant que l'illusoire espoir que cet amour disparaisse

Aimer, c'est ériger soi-même les barreaux de sa cage

Se croyant à l'abri derrière les murs de cette forteresse

Aimer, c'est s'oublier pour ne plus penser qu'à l'autre

Parce que c'est son bonheur qui est à l'origine du nôtre

Aimer, c'est croire que perdre l'autre fera tout s'arrêter

Qu'il n'y a pas de vie possible sans l'autre à nos côtés

Aimer, c'est sans doute l'un des plus doux poisons

Qui nous leurre, nous fait nous bercer de tendres illusions

Aimer, c'est ce qui fait que l'on vit, que le coeur bat

Et si l'on doit se perdre, je sais que l'on se retrouvera

19:58 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

Canada

Mon coeur est de Belgique, où je suis née

Et toi, Canada, mon âme, tu l'as volée

La beauté de tes paysages grandioses

Et le Saint-Laurent, c'est l'apothéose

Canada, tu as dérobé une partie de moi

Qui vis à six mille kilomètres de toi

Je garderai toujours dans mon coeur

Le souvenir vivace de ta chaleur

C'est sûr, je reviendrai à Montréal

J'irai admirer la vue du Mont-Royal

Je reviendrai à Québec aussi

Et j'irai faire un tour en Gaspésie

Il y aura, pour un temps, sur ma table

Une bouteille de sirop d'érable

Dans ma mémoire il y aura surtout

Pour ton accent un amour fou

 

                                   16 septembre 2017, Canada

19:49 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

Au naturel (à Lucie)

Elle est pas botoxée

Ses seins, ce sont les vrais

Dans son regard d'acier

On lit la vérité

Sous sa robe fendue

Il y a des jambes nues

La courbe de ses cuisses

Sous sa robe qui glisse

Un parfum de délice

Un désir qui s'esquisse

Se débride l'imagination

Les pupilles en dilatation

Le signe évident s'il en est

Du drôle d'effet qu'elle fait

Car c'est au naturel

Qu'elle est encore plus belle

 

                                    14 septembre 2017, Canada

19:43 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

L'aube d'un matin blanc

Quand le froid est tombé et que le froid a envahi la campagne

Les flocons virevoltaient comme des étoiles de glace

Les sapins frissonnaient sous leur épais manteau neigeux

L'hiver régnait en maître sur la vallée presque endormie

Un jeune type en ski-doo qui n'avait pas sommeil

Est passé à toute allure devant la maison de Réjean

Le brave homme a juré et réveillé Jasmine, sa blonde

Qui a juré aussi, le ski-doo était hors de vue, loin déjà

Quand le jour s'est levé et que le soleil a souri sur la campagne

Du ski-doo de la veille on ne voyait plus la moindre trace

La neige avait recouvert les sillons de son parcours périlleux

La vallée s'ébrouait, la mémoire pleine des rêves de la nuit

Réjean et Jasmine avaient déjà oublié les jurons de la veille

Par la fenêtre ils ne voyaient que l'aube d'un matin blanc

Qui est pareil pour tout le monde à des milles à la ronde

Que le temps a figé, parangon que l'on égale pas

 

                                        13 septembre 2017, Canada

19:37 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

ça

J'ai attrapé ça

Comme on attrape un rhume

Sauf qu'on s'en défait pas

Quand se dissipe la brume

Ça, c'est un tourbillon

Qui tournoie sans cesse

C'est une douce chanson

Qui chasse la tristesse

C'est un désir sauvage

Au fond de mes prunelles

C'est la courbe du temps

Qui dévie de son axe

Comme gronde un torrent

Quand ma vie se désaxe

C'est un feu de Bengale

Qui brûle dans mes veines

Une passion ancestrale

Qui, dans mon sang, se déchaîne

Ça, à l'abri de mon coeur

Grandit chaque jour qui soit

Et me brûle d'une ardente chaleur

Quand tu es dans mes bras

 

                                  12 septembre 2017, Canada

19:28 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

Aujourd'hui, maintenant et ici

Trop de mots se bousculent à l'orée de mes lèvres

Des pensées viscérales qui cognent dans mon coeur

Et viennent secouer le frèle esquif ourlé de fièvre

Qui se débat dans un fleuve de joie mêlée de peur

Les minutes s'égrènent en chapelets de couleur

Et font sonner les cloches d'une fougue trop longtemps réprimée

Qui se brise sans cesse au carillon des heures

Dont le temps, seul, est le maître des clefs

Ma bouche ne dira rien des tourments de mon coeur

Elle sait si bien se taire lorsqu'il faudrait parler

J'entends chuchoter un éclat de bonheur

Peut-être que je vais pouvoir me libérer

Laisser s'échapper de mon coeur cette tristesse

Qui me tue, me ronge, m'épouvante et me blesse

Pour cueillir les rayons du soleil de la vie

Et sourire aujourd'hui, maintenant et ici

                  

                                               10 septembre 2017, Canada

 

19:19 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

11 mai 2017

Peut-être

J'ai voulu attraper ta main, mais je n'ai serré que le vide. J'ai voulu plonger mon regard dans le tien, mais je n'ai vu que le vieux rose du papier peint. J'ai voulu entendre le son de ta voix, mais je n'ai entendu qu'un silence assourdissant. Tu es ailleurs, où je ne suis pas. Seuls mes souvenirs me rappellent que tout ceci est bien réel, que ce n'est pas le fruit de mon imagination. J'aurais voulu pouvoir suspendre le temps et que ce moment où j'ai plongé mon regard dans le tien dure pour l'éternité ou que le reste de mes jours soit au moins aussi fort que ce moment-là. Je voudrais tant changer la réalité, pour la faire coïncider avec ce rêve auquel je me raccroche, même si je sais qu'il est sans espoir. C'est ce rêve qui me fait tenir, qui alimente mon quotidien. Et pendant ce temps, peut-être que quelqu'un m'attend quelque part, sans même le savoir. Peut-être que je l'ai déjà rencontré, le quelqu'un en question. Peut-être que je suis passée à côté de ce quelqu'un sans même l'apercevoir, trop absorbée que je suis par toi, toi qui hantes mes pensées et mes songes. Peut-être est il temps que tout cela cesse. Peut-être faut il laisser les souvenirs où ils sont, à leur état passé. Peut-être faut il refermer le livre pour en entamer un autre. Peut-être est il temps de quitter cette zone de confort dans laquelle je me complais et que j'auto-entretiens. Peut-être est il temps de changer de regard, de perspective. Peut-être est il temps de m'attendre à l'inattendu. Si tous ces 'peut-être' devenaient la réalité, ce serait comme te perdre, même si on ne peut pas perdre ce qu'on n'a pas. Suis-je prête à prendre un tel risque? Rien que d'y penser, je sens que respirer me fait mal. Pourtant je sais que je ne peux pas me raccrocher à quelque chose qui n'arrivera jamais. Ma raison me le répète constamment, mais mon coeur ne l'écoute pas et n'en fait qu'à sa tête. Peut-être que le seul fait d'avoir la pensée que les choses peuvent ou doivent changer, c'est déjà un pas vers le changement. Peut-être que quelque chose de plus grand m'attend, mais continuera-t-il de m'attendre encore longtemps? Quel risque est le plus grand: te perdre ou passer à côté de l'Inconnu? Je n'ai pas la réponse à cette question parce que mon coeur refuse toujours de te perdre. Je vais te retrouver dans la nuit étoilée de mes rêves, où tes yeux sont des lacs dans lesquels je plonge avec félicité, où tes lèvres sont comme la promesse que l'aube poindra après la nuit, où ton corps m'offre l'éternité.

 

21:50 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

06 novembre 2016

Les champs de l'impossible

Son regard a fait fondre tous mes remparts

Mon coeur lui appartient pour toute l'éternité

J'aurais voulu que tout ceci soit un mensonge

Mais c'est la vérité à laquelle je dois faire face

Pour le bleu de ses yeux j'ai largué les amarres

Ma raison s'est perdue dans leur intensité

Sa présence est venue habiter mes songes

Le seul espace où tout est enfin à sa place

Dans la cruauté de la réalité de mes jours

Il ne me reste que le pouvoir de l'imagination

Où je peux explorer les champs de l'impossible

Car son corps ne m'appartient que dans mes rêves

Où j'ai le droit de goûter au baiser de ses lèvres

Et cette non réalité devient presque tangible

Étouffant les 'pourquoi' de toutes mes questions

Maquillant d'illusion les murs de ma vie, pour toujours

 

21:07 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

22 octobre 2016

Tout à coup

Mêlant mon regard à celui de la nuit

Où les étoiles lointaines vous épient

Je vois éclore en vos seins des idées

Qui s'entrechoquent, désarticulées

Et qui, tout à coup, prennent corps

Quand votre envie point ne dort

Mêlant mon souffle à celui de la nuit

Où les loups hurlent à la Lune qui luit

J'ouïs sourdre le cours de vos pensées

Qui s'entrecroisent, déstructurées

Et qui, tout à coup, prennent forme

Avant que vos corps ne s'endorment

Mêlant mon âme à celle de la nuit

Où l'immensité sidérale est infinie

Mes idées et mes pensées dérivent

Et s'entremêlent jusqu'à une rive

Où une rivière de mots s'épanche

Ne laissant jamais place à la page blanche

 

19:54 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

17 mai 2016

To be better

I think of you every day God makes, like 'autopilot' thinking

Your sudden and intolerable death changed my life forever

As a young child I spent all my time playing and reading

I could not imagine that we would never again be together

You took a part of me when your heart stopped beating

Since you left me in this cruel world I have felt incomplete

It is like you are a ghost stealing every breath I am taking

As if the ground was always breaking down under my feet

I have tried to annihilate the pain a thousand times and more

Every try has been a failure, leaving my heart a bit emptier

Nevertheless, I know that I love you forever, and forever more

This love makes me weak and strong, always trying to be better

 

21:59 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

09 septembre 2015

Je t'aime

Je t'aime au-delà de l'espace et du temps

Je t'aime à croire en un paradis blanc

Je t'aime à toujours te laisser libre

Je t'aime à en perdre tout équilibre

Je t'aime à en défier toutes les lois

Je t'aime à te laisser faire tous les choix

Je t'aime à ne plus savoir qui je suis

Je t'aime bien au-delà de ma propre vie

Je t'aime par-delà tous les clivages

Je t'aime malgré tous les mirages

Je t'aime dans toutes les couleurs

Je t'aime bien au-delà des peurs

Je t'aime plus encore que la brume

Je t'aime même si tes yeux s'embrument

Je t'aime au-delà des passions 

Je t'aime avant tout sans raison

20:05 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

09 mai 2015

Le rouge

Au travers des détours de la vie

Là où se croisent le désir et l'envie

Tu as réveillé un volcan endormi

Un feu que je croyais à jamais tari

Et je sens battre en moi une symphonie

Les notes d'un nouveau souffle de vie

L'étincelle qui brûle en plein désespoir

Car mon coeur sait qu'il ne peut pas t'avoir

Pourtant mon ciel reste dégagé et serein

Je peux me regarder dans la glace le matin

Le rouge ne vient pas farder mon pâle visage

Le temps évapore les années, tu n'as pas mon âge

Mon coeur te reste fidèle, et ce malgré moi

Ne plus t'aimer, j'ai essayé plus d'une fois

J'ai échoué systématiquement et lamentablement

Car ce serait comme une trahison, vraiment

Même si je sais qu'il faut que je pense à vivre

Que je dois écrire de nouvelles pages à mon livre

Mais comment oublier la perfection de ton corps? 

Le pourrais-je, sans me précipiter vers la mort?

14:08 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

Et rêver

Le matin point en une aube de promesses

Remplissant mon coeur d'un espoir invincible

Gorgé d'un printemps d'éternelles richesses

Le soleil qui m'éclaire n'est qu'à mes yeux visible

Ta beauté se dérobant face aux regards profanes

De tes secrets je voudrais déchiffrer les arcanes

Tout savoir de toi jusque dans les moindres détails

Pour quoi ton coeur est prêt à livrer bataille

Ce qui pourrait faire pleurer tes si jolis yeux

Embuer la profondeur de ton regard si bleu

Je voudrais connaître les tréfonds de ton âme

Pour savoir ce qui a bouleversé la mienne

Qui m'a fait désirer ton corps de femme 

Et rêver chaque nuit que tu m'appartiennes

14:00 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

31 mars 2015

Oeil aveuglé

Coeur atrophié comme un muscle par la fulgurance d'une crampe

Oeil aveuglé par le filament intensément éblouissant d'une lampe

Raison désarçonnée au galop des pensées et des désirs indomptables

Faim insatisfaite aux banquets si somptueux des arts de ta table

Dans cette pénombre diaphane et délicieusement moins chienne que louve

C'est une armée de soldats impuissants qui tombe et dans nos artères couve

Éclair sonore et de génie qui traverse le manteau de nos sentiments mêlés

Bombe glaciaire qui décapite le cours de nos vies ainsi désincarnées

Ours tenu en laisse par un spectre tentaculaire et tellement naïf

Gondolier sur le sol volcanique d'une banquise où se brise mon esquif

L'absurdité intelligente de la vie me rappelle qu'en fait elle est belle

Et qu'à force de ne pas vivre vraiment les choses je passe à côté d'elle

19:15 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

04 octobre 2014

On ne le dit pas assez

Ne pas forcer les mots, les laisser venir à soi, offrandes du temps. Les laisser être ce qu'ils sont, sans apprêt. Mots de douceur ou mots de violence, mots de malheur ou mots d'innocence. Se laisser pénétrer par leur musique intrinsèque, par leur essence profonde. Plonger dans leur infinité de couleurs, s'en imprégner jusqu'au tréfonds de l'âme, pour en habiller le monde. Des mots qui peuvent détruire ou construire, anéantir ou sublimer, tuer ou guérir, selon leur emploi et à qui ils sont adressés. Les mots ont un pouvoir incommensurable, pouvant briser ou sauver une vie. Les mots sont des armes. À nous de savoir le combat que nous voulons leur faire mener. Se battre pour la haine ou pour l'amour, pour un territoire ou pour la liberté, contre des moulins à vent ou pour ce qui compte vraiment. Parfois, il arrive aussi que les mots ne soient pas suffisants pour exprimer ce que l'on ressent. 'Je t'aime' ne suffit pas à refléter tout l'amour que l'on peut porter à quelqu'un et semble bien vain comparé à ce que le cœur éprouve. C'est sans doute pour cela qu'on ne le dit pas assez.

18:45 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

Et parce qu'on en a le droit

Se sentir dépossédé de soi

N'avoir dans les veines que du froid

Et pourtant garder un appétit de vivre

Comme on n'en voit que dans les livres

Masquer les longs moments de solitude

Être égaré, comme frappé d'hébétude

Et toujours suivre des yeux son chemin

Ne jamais se résoudre à entrevoir la fin

Marcher sur un lac ou des braises

Vouloir être ailleurs, mal à l'aise

Et malgré tout rester le même

Ne pas s'abandonner soi-même

Tenir bon malgré les souffrances

Voir au-delà des apparences

Savoir qu'autour de soi tout change

Être tenté par le saut de l'ange

Résister parce qu'on ne sait rien faire d'autre

Savoir exister sans le regard de l'autre

Et parce qu'on en a le droit 

Oser être enfin soi

17:35 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

15 juin 2014

Lettre ouverte

À Toi, qui ne me connais pas, et qui m'as tellement apporté. 

Je ne sais rien, c'est bien là tout ce que je peux affirmer sans me tromper. Le peu que je croyais savoir n'était qu'une illusion. J'avais tout construit sur un mensonge, ignorant tout ou presque de la réalité des choses. Je me rendais bien compte que quelque chose n'allait pas, qu'il y avait un déséquilibre dans ma vie et que je ne savais pas comment le combler. Les choses m'avaient toujours sembler aller comme elles devaient, je ne me posais pas vraiment de questions. Quand une nouvelle réalité m'est apparue, je l'ai d'abord niée. Je ne l'ai acceptée que lorsqu'elle s'est imposée à moi, comme une évidence. C'est là que tu es entré en jeu. Ton parcours, ce que tu as traversé, les grandes douleurs de ta vie, ton chemin d'homme et comment tu t'es relevé, avec dans les yeux cette douceur et cet appétit de vivre. C'est tout cela qui m'a aidée, de te voir, après tout ce que tu as vécu, debout, remerciant et humble, avec ce discours toujours ancré vers le positif. Tu es un exemple pour le genre humain. Tous les mercis que je pourrais t'adresser ne seraient pas assez pour te dire tout ce que tu as apporté à ma vie. Le plus grand merci que je pourrais t'adresser est sans doute de relever la tête, d'apprendre la patience et d'apprendre à construire mon bonheur. C'est ce que je cherche à faire, tous les jours.

19:17 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

16 mars 2014

Ne rien attendre

S'attendre à tout, mais ne rien attendre. Prendre ce qui vient, comme un cadeau ou comme un fardeau, selon ce que c'est. Chaque matin est un cadeau. Chaque pensée est un fardeau. Garder l'esprit aux aguets, être à l'affût de l'imperceptible changement qui peut tout bousculer. Savoir reconnaître les signes et les accepter, même si ceux-ci font mal. Le mal ne dure pas si on ne le nourrit pas. Être suffisamment vigilent pour ne pas se laisser anéantir par la douleur, avoir en soi cet instinct de la transcender pour s'en faire une alliée. Ne pas être dupe des séductions dont on nous gave à outrance. Regarder le monde comme si on le voyait pour la première fois, avec l'émerveillement de la découverte. Être capable de s'étonner encore et toujours de ce que la vie peut nous apporter. S'attendre à tout, mais ne rien attendre.

13:11 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

08 mars 2014

Tendre matin

Tendre matin

Douce chaleur

Ciel enfantin

Vent rieur

La candeur du printemps vient habiter mon cœur

L'aube naïve coule les derniers remparts de tristesse

Le calme s'installe en moi, rien, désormais, ne me blesse

La vie m'offre, contre toute attente, un peu de bonheur

Parfum de rose

Fraîcheur cristalline

Être en osmose 

Fusion sanguine

19:26 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

21 février 2014

Qu'une main le retienne

Court dans mon sang un feu inextinguible

Une soif inétanchable du calice de vos lèvres

Une faim irrassasiable qui me donne la fièvre

La seule réalité qui soit quelque peu tangible

Est celle qui transperce le fond de mes pupilles

Lorsque votre présence, de bonheur, me fusille

Le bleu du ciel est bien trop terne et trop fade

Comparé à celui qui habille vos si belles prunelles

Qui fait tourner dans mon coeur tout un carrousel

Une foire de manèges qui lui font battre chamade

Propulsant dans mes veines un désir incontrôlé

Qui galope tel un alezan débridé et indompté

Aveugle à tout ce qui n'est pas vous, mon soleil

Et qui fonce comme un fou vers une mort certaine

Car incapable d'accepter qu'une main le retienne

Et le prive de vous, mon bel amour, ma merveille

Il préfère se brûler les ailes, quitte à se briser le coeur 

Parce que sans vous, de toutes façons, je me meure

12:15 Écrit par Kardream | Commentaires (0)