31 juillet 2008

En mieux

Dans l’impermanence du présent, cette fuite inaltérable des secondes qui s’égrènent, je ne veux parler que du vrai, fragile réalité menacée par une longue horde aux aguets, prête à attaquer de tous les côtés en même temps. Maintenir le vrai dans toute son authenticité, c’est une gageure que seuls les coeurs purs peuvent prétendre atteindre, tant les leurres et les séductions sont nombreux.

Comment ne pas succomber devant toutes les belles promesses fallacieuses dont on nous gave à chaque instant? Car c’est une réalité noire qui se cache derrière tout cela. Combien d’hommes, de femmes et d’enfants ne sont pas exploités jusqu’à la moelle par ces faiseurs de rêves, briseurs de vies, qui s’en mettent plein les poches sans que cela les empêche de dormir du sommeil du juste? La vie, elle, décidément, ne l’est pas ou alors pas pour tout le monde. Question de naissance, sans doute.

Ceux qui ne se laissent pas berner par le miroir aux alouettes ont un coeur si pur que les mots pouvoir, corruption, trafic, manipulation, etc… ne font pas partie de leur vocabulaire. Ils connaissent honnêteté, droiture, loyauté, courage, honneur et amour et toutes leurs déclinaisons. Ils n’auront de sang sur les doigts que celui qui coulera de leurs yeux quand ils auront trop pleuré d’avoir vu leurs frères humains s’entredéchirer pour des queues de cerise, une place dans une file d’attente pour avoir le droit d’aller mendier le minimum nécessaire à la survie dont les décideurs-profiteurs-exploiteurs du système les auront privés.

La loi de la jungle, diront certains qui oublient que dès qu’ils auront le malheur de connaître un revers de médaille, ils basculeront de l’autre côté de la barrière, sans espoir de retour, car personne ne leur fera de cadeau, bien au contraire, ils deviendront persona non grata du jour au lendemain, sans qu’ils aient rien compris de ce qui leur arrive.

Maintenir le cap de conduite qu’on s’est choisie demande une volonté inébranlable tant tout ce qu’il y a autour nous pousserait à changer pour n’être qu’un mouton de plus, opinant du chef à chaque décision qui nous ferait descendre encore un peu plus sur l’échelle de la médiocrité, qui n’est autre que le fruit de la société actuelle. Si toi qui lis ces lignes penses que je me trompe, il va falloir que tu me le prouves de manière irréfutable, mais je sais déjà que tu n’y arriveras pas parce que, hélas (ce mot n’est pas assez fort pour exprimer à quel point cela me désole et comme j’aimerais avoir tort), j’ai raison (en d’autres circonstances, je fanfaronnerais, parce que c’est pas quelque chose qui m’arrive souvent).

Pour en revenir au vrai et à son essence, il n’existe de vrai que ce que l’on tient pour tel, qui transpire à travers tout le reste et qui ne permet pas le moindre doute et des gens vrais, des vrais de vrais, je n’en connais pas beaucoup, mais les quelques que je connais mériteraient qu’on fasse en sorte de rendre le monde meilleur, pour que cette race (qui n’est pas une question de provenance ethnique, même pas une question de génétique) ne s’éteigne pas. Je ne crois pas faire partie de ces coeurs purs (et pourtant, j’aimerais bien), je partage la majorité de leurs valeurs, mais pour être des leurs, il me faudrait être moins sujette au découragement, croire plus fort en mes rêves, être ce que je suis déjà, mais en mieux.

20:16 Écrit par Kardream | Commentaires (1)

Commentaires

Nul n'est parfait, mais chacun est perfectible je c crois. Etre conscient de ses "limites", de ses "manquements", est déjà un grand pas que peu parviennent à franchir!
Se remettre en question encore et toujours, oui, sans doute est-ce le seul moyen d'avancer sur le chemin de la sagesse. Mais notre regard est-il objectif??
Je te laisse sur cette question Kar, gros bisous...

Écrit par : pierre de lune | 05 août 2008

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