29 août 2008

Septembre

Dans moins de trois jours, septembre sera là, avec sa rentrée des classes, ses cris, ses pleurs et ses rires aussi. J’aime cette période de l’année. L’été touche à sa fin pour laisser sa place à l’automne et ses couleurs chatoyantes, ses feuilles qui crissent sous nos pas et qui virevoltent sous le vent.

Le vent, cet ami, ce frère, qui accompagnait mes jeux d’enfant, maître du mouvement, était et est toujours un sauveur pour moi, qui fuis l’immobilité autant que le silence. Le vent chante pour qui sait l’écouter. J’aime le vent parce qu’il est la vie. L’absence de vent est comme la mort, silencieuse et immobile, d’une cruauté infernale à mes yeux.

Septembre apporte une atmosphère chaleureuse, me donnant envie de me rapprocher de la nature, des arbres en particulier, car c’est au cours de ce mois-là qu’ils changent le plus. D’un jour à l’autre, leur robe se pare de couleurs qu’ils n’avaient pas la veille, leurs feuilles se recroquevillent petit à petit. Voilà bien un spectacle dont je ne me lasserai jamais. J’ai le sentiment de retrouver mon air, mon espace, de me retrouver chez moi, même si je ne suis pas partie.

Septembre est le mois qui remet les choses à leur place, qui m’a fait prendre conscience de plein de choses, dont je ne me serais pas doutée un seul instant et qui m’a réconciliée avec moi-même, en quelque sorte. C’est un mois que j’aime énormément et le seul que je lui préfère, c’est novembre. Il y a trop de choses qui me relient à ce mois-là, il touche au plus près de ce que je suis, a vu se produire les pires évènements de ma vie et les plus heureux aussi et il m’a, d’une certaine façon, vue renaître. Novembre, c’est quelque chose qui ne s’explique pas.

Si je devais faire un classement des mois de celui que j’aime le moins à celui que j’aime le plus, ce serait : février (et ce malgré qu’il fasse partie de ma saison préférée), août, juillet, juin (bien qu’il m’ait vue naître), mai, avril, mars, janvier, décembre, octobre, septembre et novembre.

Je me rends compte que c’est paradoxal de préférer novembre, septembre et octobre et de préférer l’hiver et pourtant, c’est ainsi et je ne voudrais pas que cela change. Quand je parle d’hiver, je parle d’un vrai hiver, avec de la neige et du verglas, pas de ce temps indigne de porter ce nom auquel nous avons eu droit ces dernières années pour cause de réchauffement de la planète. J’aimerais retrouver de vraies saisons, pas un hiver à quinze degrés, avril à trente et un été pourri. J’aimerais si j’ai des enfants un jour, qu’ils puissent avoir la joie de connaître le déroulement normal des saisons et de pouvoir contempler le merveilleux spectacle de la nature. Il suffirait de tellement peu pour que cela soit possible. En attendant, j’attends septembre avec une impatience non dissimulée.

17:58 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

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