31 octobre 2008

Il est des jours

Il est des jours où j’aimerais arrêter la folle course du temps

Le décompte inexorable vers cette fin programmée d’avance

Me protéger du plan machiavélique de cette sombre engeance

Qui tire les ficelles de crédules marionnettes en leur mentant

Il est des matins où j’aimerais figer à jamais le lever du soleil

A cet instant précis où la lande endormie est baignée de bleu

Avant que ne poignent sur l’orient cent mille langues de feu

Quand la fraîcheur aurorale extirpe les gens de leur sommeil

Il est des soirs où j’aimerais empêcher la venue de sa tombée

Quand la pénombre s’immisce, que le corps ignore la fatigue

Mû par une force insaisissable, capable de rompre les digues

Du désir et de l’envie et de goûter aux délices de la félicité

Il est des nuits où j’aimerais pétrifier le charme des étoiles

Pour t’offrir leur éclat de diamants en une pluie inépuisable

Qui ne valent pas plus pour moi que des châteaux de sable

Que la marée emporte quand les vagues déploient leurs voiles

Il est des moments où j’aimerais qu’ils ne s’arrêtent jamais

Quand le soleil prend ses rayons dans les filets de la rosée

Quand nos lèvres s’unissent dans la passion de nos baisers

Dont l’intensité, pour toujours, le règne du temps, abolirait

22:24 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

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