12 avril 2011

Aux portes du soir

Aux portes du soir, le jour gaspille ses dernières forces face à la nuit, qui le vainc inexorablement. Il en va de même pour le combat que mon coeur livre. Je lutte pour ne plus penser à vous, mais j'échoue à chaque fois. J'essaye de vous chasser de mes pensées, de les remplir de palliatifs dont l'éphémérité n'a d'égale que l'inutilité de l'essai. Je sais qu'aucune substance au monde ne peut m'aider dans mes vaines tentatives et je n'y céderai pas. Il n'y a qu'à vous que j'ai envie de céder. Vous êtes mon opium, ma cocaïne, mon héroïne, ma fée blanche, que je snifferais, m'injecterais à m'en dilater les pupilles à outrance, au risque d'être en manque de vous, mais c'est déjà le cas. Chaque seconde qui passe où je suis loin de vous est une agonie que seul l'amour que je vous porte rend supportable. Vous me manquez tellement que si j'avais eu des doutes concernant mes sentiments, ils seraient annihilés par cette souffrance que me cause votre absence. Je serais prête à changer de pays, de saisons, de vie pour que tout s'arrête avant même que cela ait commencé puisque cela ne commencera jamais. Pour ne pas que je meure de ne pas vous avoir, même en vous partageant, il me faudra plus de courage encore que pour tout vous dire. Est-ce dans cet amour pour vous que je le trouverai?

17:59 Écrit par Kardream | Commentaires (0)

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